Empalot Histoire

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Empalot Histoire

Situé au sud de Toulouse, le quartier d’Empalot est délimité au Nord par le boulevard des Récollets, à l’Ouest par la Garonne et au Sud par la rocade.

 

         Il tient son nom de Jean Palot, propriétaire d’un terrain cédé au chapitre de  Saint Etienne en 1443.

 

Le quartier Saint Roch, dernier balcon toulousain, donnant sur le lit de Garonne, avait à l’époque une bien piètre réputation. Les bourbiers (dus à la terre qu’on enlevait pour faire des tuiles), le mauvais écoulement des eaux ainsi que les débordements de la Garonne dont le lit changea plusieurs fois de place, en étaient la cause. Un contexte idéal pour le développement des bactéries et des maladies, la fièvre y a d’ailleurs fait de nombreux défunts.   

 

         Lieu insalubre, mais néanmoins un des plus anciens site de Toulouse, Empalot était à l’origine, un cimetière, un champs bourbeux et même, du côté de Daste, un « pailhas », où l’on jetait ses ordures. Une belle collection de lieux d’exclusion !

 

         En 1929, les premières habitations bon marché furent construites à Saint Roch, puis quatre années plus tard, en 1932, au Calvaire. L’appartenance de ces lieux au territoire d’Empalot a fait débat ! Qu’importe ! Concentrons nous sur leur Histoire et celle du quartier...

 

         En 1939 le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme (MRU) a fait une déclaration d’utilité publique sur les terrains d’Empalot, qui jusqu’alors s’appelait Le Champ du Loup. Le Champ de Loup était le terrain situé le long de la Garonne, occupé par une population qui s’est installée bien que les terrains étaient souvent inondés.

Comme le quartier a été bombardé en 1944, on projette l’édification d’immeubles.

 

         En 1946, Raymond Chini a été désigné architecte en chef de la reconstruction et l’année suivante, il a construit deux Immeubles Sans Affectation Immédiate , marquant donc le début de la reconstruction du quartier.

 En 1951 Chini et son équipe présentent une proposition d’un plan masse de construction pour tout le quartier. Selon son plan masse, le quartier est divisé en trois parties : La Cité André Daste, La Poudrerie, et Empalot-Centre. Approuvé par le Ministère de la Reconstruction, le plan masse commence par la construction de la Cité André Daste.

 

         Entre 1953 et 1955 les quatre immeubles autour la Place André Daste et les huit immeubles au bord de la Garonne sont construits ; c’est à ce moment-là que le travail sur la Cité Daste est terminé.

A noter qu’une tour de 30 étages, regroupant les services administratifs et le centre commercial était prévue dans le plan masse. Ce projet n'a finalement pas vu le jour car Chini fut débarqué en 1955. La Cité André Daste est liée au reste du quartier par Le Mail.

 Le Mail est un mot Occitan qui veut dire « passage ombragé ». Dans son projet, Chini a envisagé un mail qui lierait les deux centres commerciaux du quartier où les habitants pourraient se balader. Aujourd’hui il y a seulement un centre commercial, l’autre a été transformé en école, l'Ecole André Daste. Le Mail a depuis changé de nom. Renommé « esplanade Pierre Guarrigues », en novembre 2010, elle rend hommage a un élu local de proximité,  au service de tous ses administrés. Conseiller général du canton 10 de 1976 à 2001, il était un véritable exemple, et connaissait les moindres recoins de ses territoires.

 

         Empalot Poudrerie, construite de 1955 à 1958, tient son nom des anciens lieux de fabrication de la poudre d’explosif et du fait que ce secteur abritait les ouvriers qui y travaillaient. Depuis le 17e siècle, il existait une poudrerie à Toulouse. Originalement placée sur l’Ile de Tunis en face du Centre Ville, La Poudrerie a enduré une série d’éloignements à la suite de plusieurs explosions qui ont causé l’endommagement de centre ville et plusieurs morts. En 1847, d’après une négociation « avec les actionnaires du Moulin du Château pour l’échange d’un terrain plus éloigné de la ville, dans le Ramier d‘Empalot; la construction fut commencée en 1852 ».

 

         Empalot Centre, la troisième et dernière étape de la construction du grand ensemble, a entièrement été réalisé selon le plan masse de Louis de Höym de Mariem. Construit entre 1958 et 1966, ce groupe de bâtiments est connu par les habitants comme « les grandes barres » pour leur organisation qui crée une perspective impressionnante. L’Ensemble Jean-Moulin, construit en 1974, marque la fin du projet du grand ensemble d’Empalot. Dans les années quatre-vingts la plupart des bâtiments d’Empalot Centre ont été rénovés.

En plus des bâtiments consacrés au logement, des bureaux administratifs, des équipements sportifs, une bibliothèque, une crèche et une mosquée constituent Empalot Centre. L’explosion d’AZF en 2001 a gravement endommagé la plupart de ces bâtiments et par la suite, a lancé une série de reconstructions.

 

            Empalot est en pleine réhabilitation et s'inscrit dans le Grand Projet Ville (GPV) ainsi que dans les autres dispositifs de la politique de la ville (ZUS, ZEP, DSU...), suite à la catastrophe d’AZF en septembre 2001. Aujourd’hui, Empalot, étendu sur 60 hectares, accueille 5685 habitants (recensement 2006), dont 35% ont moins de 24 ans, et 2664 résidences principales (INSEE 2006) dont 86% de logements sociaux essentiellement gérés par l’Office Public de l’Habitat (Habitat Toulouse). 

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LAÏCITÉ

Le Collectif

D’octobre 2014 à décembre 2016, des professionnels du Collectif interculturel de Toulouse, élargi à d’autres structures, œuvrant dans les domaines social, éducatif et culturel (Associations : Partage Farouette, Karavan, Maison de quartier Bagatelle, Atelier du scribe, Apiaf, Du côté des femmes, MJC Prévert, Info secte; Institutions : Conseil départemental: club de prévention Farouette, club de prévention Bagatelle, club de prévention Empalot; Protection Judiciaire des Jeunes) ont engagé une formation-action sur « le Vivre-ensemble, la socialisation des jeunes et la laïcité », animée par Chahla Chafiq de l’agence de développement des relations interculturelles pour la citoyenneté (ADRIC).

 

Face aux constats de développement des ségrégations et des replis identitaires liés aux appartenances sociales, nationales, culturelles et religieuses, ainsi qu’aux rapports sociaux de sexe, cette action visait à favoriser la capacité d’intervention collective au profit du vivre ensemble et d’une meilleure socialisation des jeunes, notamment au regard des dérives de la radicalisation idéologico-religieuse. Ces professionnels sont confrontés à la nécessité de trouver des modes de communication et des supports pédagogiques plus efficaces pour favoriser la transmission des valeurs républicaines. Dans cette optique, les professionnels ont besoin, d’une part, d’approfondir la réflexion de l’accès à la citoyenneté des migrant-e-s et des problématiques spécifiques, d’autre part, d’élaborer des outils adaptés avec des « pédagogies actives », et des « pratiques engageantes». 

 

Ce travail s’est déroulé en deux phases. Une première phase d’analyse à partir de situations à problèmes et d’éclairage théorique s’est déroulée d’octobre à décembre 2014. Une seconde phase de septembre 2015 à décembre 2016, a vu l’élargissement du groupe à d’autres structures, l’approfondissement de la réflexion, l’élaboration d’outils, leur expérimentation et leur validation.

 

Le fruit de ce travail s’est soldé par la création d’un site internet faisant office d’une plateforme pédagogique regroupant des outils transférables réalisés durant la recherche-action-formation et la mise en place d’une formation de formateurs permettant de qualifier les intervenants locaux en vue d’accompagner une bonne diffusion des acquis de la recherche-action-formation et ainsi d’optimiser le vivre-ensemble et de favoriser le développement de la citoyenneté républicaine.

 

site: www.citoulouse.wordpress.com

 

Parcours Laïque et Citoyen

Permettre à chaque collégien de devenir un citoyen autonome, éclairé et responsable. C’est le sens du parcours laïque et citoyen, qu’a lancé le conseil départemental de Haute-Garonne, dès la rentrée 2016, pour les élèves de 4e et de 3e des collèges de la Haute-Garonne, soit 30 000 jeunes. C’est un programme unique par son ampleur, car au total, ce sont plus de 140 projets, proposés par 118 associations de la Haute-Garonne dont Karavan fait partie, qui ont été retenus à l’issue de l’appel à projets lancé en janvier 2016. En septembre 2017, les 6e et 5e rejoindront le dispositif. Le journal "Les Coursives d'Emplot" en traite dans son numéro spécial 155 à télécharger sur le site.

 

À visiter

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L’Agit est une structure de création qui, depuis 20 ans, a basé son action sur l’itinérance avec son outil chapiteau.

Alors que sont bien connus du grand public les noms de Zebda et Motivés, celui de Tactikollectif, structure associative toulousaine d’où ont émergé ces projets musicaux, reste souvent dans l'ombre.

Tactikollectif : action culturelle et engagement politique

L’association Escambiar a pour objet de favoriser l’émergence de nouvelles activités culturelles au travers d'activités musicales : organiser des rencontres et des échanges, pour la professionnalisation du plus grand nombre d’acteurs, dans la recherche d’une fonctionnalité toujours plus grande de ces activités.

Livres usés

Implanté au cœur de la ville de Toulouse, le Carrefour Culturel Arnaud Bernard allie une politique d'animation populaire par et pour le quartier, mais aussi pour toute la ville, à une stratégie d'action culturelle d'ambition civilisatrice et

de portée internationale.

L'actualité du centre Social

Image de Guillaume Groult

Le Collectif Interculturel est né d’une histoire de rencontres, d’amitiés entre nous, d’horizons et de cultures différentes avec un même souci de partager, de comprendre, de connaître, de réfléchir ensemble, d’aller au-delà des idées toutes faites et des clichés : ouvrir des espaces pour se parler

et penser.

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Page Facebook de la MJC d'Empalot avec toutes les actus...

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Équipement culturel de quartier d'Empalot abritant l'Animation socioculturelle de la Ville de Toulouse, la mairie de quartier et la MJC Toulouse Empalot.